Ceux-là

À chaque année, il y en a des comme ça. Ils ont de la difficulté, ils en arrachent, ils bûchent, mais ils ne lâchent jamais. De ceux qui traînent des difficultés depuis le primaire, qui passent tant bien que mal – et souvent plus mal que bien – et qui atterrissent dans nos classes armés de leur incertitude, mais, surtout, de leur incroyable volonté.

Ce sont ceux-là qu’on voit se pointer à nos récupérations, ceux-là qui osent poser des questions, qui ont le courage de faire fi de l’opinion des autres et qui vont voir le prof pour avoir des éclaircissements. Ce sont ceux-là pour qui avoir 70% est un triomphe.

Qu’on ne s’y trompe pas: ce 70% est effectivement un triomphe. C’est une victoire nettement plus méritoire que le 70% d’un autre qui l’a plus facile. C’est une note que le prof va habituellement accompagner d’un «Bravo» ou d’un «Belle amélioration». Je sais aussi que dans l’intimité de la correction, l’enseignant, souriant, se dit: «Super, je suis fier de toi! Tu ne l’as pas volé

Ces élèves-là, on les aime. Pas qu’on n’aime pas les autres, mais on est humains et on développe un attachement particulier à ceux-là. Leurs victoires sont plus discrètes, mais elles ne sont pas moins belles.

Alors, à tous ces élèves qui se reconnaissent, à tous ces parents qui reconnaissent leur enfant, sachez que nous vouons le plus grand des respects à ces Jérémy, Alice, William, Kelly-Anne et compagnie qui adoptent dès leur jeune âge une attitude et un caractère qui leur permettront de mieux naviguer lors des tempêtes de la vie. Ils auront développé, sublime qualité, à ne jamais abandonner.


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